Le brigadier Melchior Stoller, le nouveau commandant de la brigade logistique 1, a décrété le maintien en 2009 de la maxime qui a fait ses preuves « Pas de choses faites à moitié ». Elle décrit la manière dont les formations de cette Grande Unité, agissant dans toute la Suisse, rempliront leurs missions. Encore mieux et avec une plus grande efficacité, afin que la troupe puisse bénéficier d’une instruction judicieuse et axée sur les objectifs avec des appareils, des systèmes et des véhicules dont la maintenance est assurée sans faille. Les chefs de section ainsi que les commandants de compagnie et de bataillon doivent assumer leurs responsabilités en matière de logistique. Voilà le message que les quelque 400 officiers ont reçu de leur chef lors du sixième rapport de la Brigade logistique 1 qui s’est tenu le 30 janvier 2009 à Lausanne.
Au cours de sa première apparition en public marquante devant ses officiers, le brigadier Melchior Stoller a, dans sa présentation, mis l’accent principal sur l’armée et ses composantes dont les activités sont importantes pour le bon fonctionnement de la logistique militaire. Le facteur essentiel demeure le renforcement d’une collaboration optimale à tous les échelons avec la partie civile de la Base logistique de l’armée (BLA) pour garantir une intégration durable de la brigade logistique dans la BLA. Une fois de plus, le commandant a insisté sur le rôle de partenaire logistique à part entière joué par sa brigade tant en faveur des centres logistiques civils qu’au profit de tous les bataillons de l’armée dans le cadre de la fourniture de prestations logistiques militaires au quotidien. Ayant fait le bilan provisoire de ses huit mois passés au commandement, le brigadier Stoller s’est déclaré satisfait de l’efficacité des services rendus par la troupe. En présence de nombreux invités civils et militaires, il a par ailleurs plaidé en faveur de l’armée de milice suisse et de son développement.
Devant ses officiers, le commandant de brigade a aussi soulevé des points sensibles isolés tels que la discipline régnant lors de certains services militaires. Bien que le brigadier Stoller accorde une place centrale au principe de commandement selon lequel chacun doit accomplir sa mission en respectant ses subordonnés, il estime aussi qu’il faut faire preuve d’une certaine sévérité et d’autorité pour que les services militaires soient accomplis de façon réglementaire. Le chef a rappelé à ses officiers les quatre valeurs de référence de l’image que les Suisses se font d’eux-mêmes, à savoir le fédéralisme, la neutralité, le système de milice et les obligations militaires générales. Ce modèle d’armée et les engagements éprouvés, mais adaptés aux standards helvétiques soulèveraient des questions dans le contexte international. Le Conseil fédéral devrait y apporter des réponses en préparant le nouveau rapport sur la politique de sécurité.
Indispensable service de renseignement militaire
Par « situation importante pour l’armée » (AREL), le Service de renseignement militaire décrit des événements et des évolutions de la situation qui ont une influence sur un engagement en cours de l’armée ou qui pourraient rendre un tel engagement nécessaire. Le colonel EMG Urs Halm, le remplaçant du chef de ce domaine, a exposé qu’il fallait disposer à cet effet aussi bien de contingents de troupe aux effectifs assez importants que de personnes isolées telles que des conseillers ou des observateurs militaires. « La situation est toujours tendue dans tout le Proche et Moyen-Orient » a relevé le conférencier. De même en Afrique, les conflits régionaux vont perdurer et il ne faut pas s’attendre à voir la situation se stabiliser à brève échéance. La vigilance reste donc de mise. Les grandes manifestations internationales ne pourraient aujourd’hui plus être organisées sans le soutien de l’armée. Le colonel EMG Halm a en outre fait remarquer que l’appui apporté par l’armée était déterminant dans la maîtrise des catastrophes naturelles.
Assurer la disponibilité opérationnelle logistique de l’armée
Le chef de la Base logistique de l’armée (BLA), le divisionnaire Roland Favre, est en fonction depuis le 1er juin 2008. Au cours de son exposé, il a fait le bilan de la situation actuelle sur le front de la fourniture des prestations logistiques. Après l’analyse des causes des difficultés, le chef de la BLA a relevé en conclusion qu’il existe un déséquilibre entre les tâches, les prestations et les moyens. En 2008, la situation a pu être atténuée par la réduction des prestations d’exploitant et l’engagement accru de la troupe dans les ateliers et les exploitations. Ces mesures seront aussi appliquées cette année.
La disponibilité logistique de l’armée est assurée en 2009 grâce à la mise en œuvre d’adaptations supplémentaires. Le divisionnaire Favre a cependant clairement dit : « L’équilibre de la logistique ne pourra être durablement rétabli que si des corrections sont apportées à la disponibilité de base et que si des tâches ne concernant pas les activités clés de l’armée sont externalisées.
Dès 2010, un nouveau système basé sur des processus informatisés sera introduit. Il est prévu qu’il soit pleinement opérationnel à partir de 2013. La transformation des centres existants sera réalisée dans le cadre des messages sur l’immobilier 09, 10 et 12. « Tant que le nouveau système informatique n’est pas entièrement disponible et que les infrastructures ne sont pas transformées, l’engagement de la troupe, notamment le soutien de la brigade logistique 1, représente un appui indispensable pour nous », a expliqué le divisionnaire Favre. Le divisionnaire Favre a aussi exprimé ses remerciements à la brigade logistique 1, l’un des fournisseurs importants de prestations au profit de la BLA tant dans les centres que comme transporteur pour le déplacement de personnes et de marchandises en 2008.
Contact :
Lieutenant-colonel Heim Karl J.
chef communication brigade logistique 1
076 384 00 07
